La NASA s’apprête
à procéder à un vol d’essai d’une capsule qui pourrait éventuellement mener des
humains dans l’espace interplanétaire.
décembre, la NASA lancera le véhicule Orion pour son premier vol test, mettant
la capsule à l’épreuve du rude environnement spatial, avant de la faire amerrir
dans l’océan Pacifique. L’objectif de ce vol est de tester les systèmes clé
d’Orion (notamment le bouclier thermique et les parachutes) pour de futures
missions interplanétaires.
La mission
EFT-1 (Exploration Flight Test 1) consistera en un lancement depuis le Centre
Spatial Kennedy en Floride. La capsule, lancée depuis une fusée Delta IV, fera
2 orbites autour de la Terre, dont l’un se fera à près de 6 000 kilomètres
de la Terre. Par comparaison, la Station Spatiale Internationale vole à environ
400 kilomètres d’altitude seulement.
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Vue éclatée du module de service, avec le système d’éjection d’urgence au lancement. |
« C’est
réellement le premier pas vers un voyage vers Mars » a déclaré William
Hill, responsable du développement de systèmes d’exploration à la NASA, pendant
une conférence de presse le 6 novembre.
Orion, appelé aussi MPCV pour Multi-Purpose Crew Vehicle, est conçu pour transporter un équipage de 4 personnes pour des missions
longues, et jusqu’à 6 personnes dans le cadre des missions en orbite
basse.
est également un aspect particulier de ce vol. Les officiels et responsables
ont en effet en tête les récents évènements du mois : les crashs d’Antares
et de SpaceShipTwo.
nous rappelle des risques que nous comprenions déjà, mais nous n’avons pas pour
autant change nos plans. » précise Mark Geyer, directeur du programme.
lancée, le vaisseau larguera son système d’éjection d’urgence (une structure
qui, en cas de problème lors du lancement, propulse la capsule et son équipage
loin de la fusée). Après une orbite complète, Orion mettra à feu son
moteur-fusée, le propulsant à des milliers de kilomètres de la Terre.
responsables de la NASA au sol surveilleront les systèmes clés du vaisseau
durant ce test d’environ 5 heures.
1 200 détecteurs à bord, dont des détecteurs de radiations et de facteurs
de charge, qui seront utiles lors de la rentrée et de l’amerrissage ». Ajoute
Mark Geyer. « Nous aurons également des données acoustiques, nous
connaîtrons ainsi les niveaux de bruit à l’intérieur de la capsule. Beaucoup de
détecteurs seront chargés de surveiller le comportement du véhicule, mais
d’autres pour se faire une idée de l’environnement dans lequel les futurs
équipages évolueront. »
thermique d’Orion (le plus grand jamais construit pour une capsule) sera
confronté à des températures allant jusqu’à 2 200 degrés Celsius. Les
ordinateurs de bord pourraient également être victimes de dysfonctionnement à
cause des radiations, et seront donc également testés.
Orion nous
enverra bien sûr des images de son périple.
aurons des caméras sur la fusée, ce qui, nous l’espérons, nous permettra de voir
les séparations d’étages. Des appareils photos regarderont également par les
hublots, nous sélectionneront donc les meilleures photos que nous recevrons
durant le vol. »
Une fois
Orion de retour sur Terre, la NASA espère réutiliser la même capsule pour un
autre vol d’essai. Le prochain vol inclura le test du système d’éjection d’urgence
au lancement, pour voir si celui-ci peut amener la capsule vers un endroit
sécurisé, en dépit de conditions difficiles.
Confronté à des difficultés financières, la NASA n’envisage un premier
vol habité qu’en 2021. Le premier test orbital d’un véhicule complet est programmé en 2017.
3 Comments
Anonyme
Enfin un voyage vers Mars, faut pas croire les américains Mars c'est juste pour avoir des $.
Georges.
Anonyme
Ca atterri encore aux parachutes alors que SpaceX prévoit déjà l'atterrissage par rétrofusée avec Dragon v2 ?
https://www.youtube.com/watch?v=Cf_-g3UWQ04
Edgar
Vincent HEIDELBERG
Rétro fusées = carburant supplémentaire = poids supplémentaire = coût supplémentaire! Si des parachutes peuvent ralentir assez pour un poser "doux" sur l'eau, pourquoi pas?
Les rétrofusées, c'est pas une nouvelle technologie, elles sont déjà utilisées par les Soyouz, qui, bien que ralentie par les parachutes, les utilisent au dernier moment pour adoucir le contact avec le sol.